
Beijing, 11 juillet - A deux mois de la tenue en Chine de la coupe du monde de football féminin, l'équipe nationale semble enfin sortie de son apathie.
Au cours du tournoi de la pré-olympique qui s'est achevé hier, la Chine a battu le Mexique par 1 à 0, la cerise sur le g?teau en quelque sorte après quatre victoires consécutives contre les autres équipes participantes.
? Ce que le tournoi a fait pour nous, c'est de nous redonner confiance ?, affirme radieuse l'entra?neuse suédoise Marika Domanski Lyfors.
Il est vrai qu'avant son arrivée l'équipe chinoise était tombée bien bas par rapport à ses adversaires d'Amérique et d'Europe, et ce malgré le fait qu'elle avait décroché une médaille d'argent à la coupe du monde de 1999 et aux Jeux olympiques de Sydney.
En 2003, l'année où la coupe du monde fut déplacée aux USA à cause de la panique du SRAS à Beijing, elles avaient été éliminées dès les demi-finales. En 2004, elles n'avaient par réussi à se qualifier pour les Jeux d'Athènes, se faisant battre à plate couture par l'équipe allemande (8-0) et sauvant tout juste l'honneur face au Mexique par un match nul (1-1).
L'année dernière et cette année, et en dépit de plusieurs changements d'entra?neur, les déceptions se sont succédées : élimination aux demi-finales des Jeux de Doha en juillet 2006, performances catastrophiques à la coupe de l'Algarve en mars dernier. L'équipe chinoise est ainsi tombée à la onzième place au classement mondial après avoir occupé la première.
La victoire de ce mardi marque donc le redressement des ? roses de fer ?, ce qui est tout à l'honneur de la nouvelle entra?neuse suédoise.