L'histoire olympique abonde d'athlètes surmontant de terribles épreuves pour remporter des médailles d'or, mais le retour de Karoly Takacs est sans doute le plus beau de ces récits. Takacs faisait partie de l'équipe hongroise championne du monde de tir au pistolet en 1938 lorsqu'une grenade de l'armée lui a explosé dans la main droite. Dix ans plus tard, il remportait les deux premières médailles d'or du pistolet vitesse olympique, après avoir appris seul à tirer de la main gauche.
Dans un sport où le mille a la taille de la virgule qui termine cette phrase, un sport où les tireurs concourent dans la cacophonie et parviennent cependant à se concentrer pour tirer entre deux battements de cœur, la prouesse de Takacs dépasse tout ce que l'on peut imaginer.
Depuis les trois épreuves des Jeux de 1896 jusqu'aux 17 de Sydney, cette discipline s'est régulièrement développée. Cette évolution est liée en partie aux progrès technologiques en matière d'armes à feu et d'équipement, qui ont entraîné des changements constants dans les compétitions de tir, mais elle témoigne également de la passion vouée par les tireurs à leur sport.